True Metal Music - Jun 06 - by Yann
original review: http://truemetalzic.free.fr/?page=demo

Ah ! Depuis le temps que je l’attendais cet album. Ayant découvert le groupe avec sa première démo Nothing but ashes, malheureusement sold-out, j’avais à cœur de ma rattraper avec le premier album, Thrown athwart the darkness. Rien n’a changé depuis ce temps, au contraire NIRNAETH impose son style à savoir un black parfois brutal à la MARDUK, mais en moins radical car les éléments thrash et death sont aussi de la partie.

Premier constat, les Lillois se sont donnés les moyens pour nous offrir un album de qualité. Un artwork réussi, chaotique (à l’image de la musique) et surtout un son phénoménal qui pourrait servir d’exemples à de nombreux true-addict. Ce sont donc neuf morceaux qui nous sont proposées ici, et sur celles-ci il n’y a vraiment pas grand chose à redire. Le black violent de NIRNAETH est accrocheur. Il faut dire que mutil (guitare) a un jeu varié et technique. Bien sûr on retrouve des riffs typiquement black qui montrent que les DARKTHRONE et cie ont trainé sur les platines, mais l’influence d’un SLAYER se fait sentir, ainsi que des passages de purs death que certains n’auraient pas renié. La présence de quelques solos m’a beaucoup plu car ces leads viennent aéré les titres pour repartir de plus belle ensuite.

Si l’underground vous intéresse vous devez savoir que l’on retrouve derrière les fûts, Yamaël qui nous montre que c’est un excellent batteur et qu’a la différence de certains il n’est pas porté sur la double pédale en permanence. L’homme n’hésite pas à ralentir le tempo pour accroître l’efficacité des morceaux. Bien joué ! NIRNAETH est un groupe comme je les aime. C’est à dire qu’il respecte certains « codes » du genre, tout en proposant quelque chose de neuf. Ainsi on retrouve à plusieurs reprises la basse mise en avant avec notamment quelques arpèges sur « Nothing but ashes ». La basse trop souvent assimilée à une guitare est bien mise en valeur et pour ça on ne peut que féliciter les Nordistes. Sur ce même morceau on décèle un excellent passage avec uniquement le chant de Zigouille et la batterie de Yamaël. Ce dernier m’a vraiment plu de par son originalité. Enfin vous n’aurez rien contre quelques notes de piano sur « we’ll be victorious » pour conclure le disque en beauté.

Alors, encore une fois le black français montre qu’il est en grande forme avec NIRNAETH, un groupe qui ne devrait pas rester auto produit bien longtemps. En tout cas j’espère que ce premier album leur donnera un sacré coup de pouce car ils le méritent amplement.